ZOMBIELAND de Ruben Fleischer (2009)

Choisi par Phil, rédigé par Jeanba.

« It’s amazing how quickly things can go from bad to total shit storm. »

Colombus, Zombieland.

zombieland-psycho-projet-skynet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je sais pas vous, mais moi j’adore les burgers. Les p’tits, les gros, les sans oignon, les avec triple étages, les faits maison comme les fabriqués à la chaîne. Je les aime les burgers bordel ! Tu peux les faire de mille manières différentes et jamais te lasser du concept même du burger. Et avec les films de genre, c’est un peu la même chose. Tant que tu utilises deux ou trois ingrédients qui situent dans quel style tu vas évoluer, si tu aimes le principe de base, tu peux en mater tant que tu veux, il peut rarement (y’a des exceptions) t’arriver un souci.

Seulement, les films de zombies sont (n’en déplaise aux accros) un sous-genre pas toujours apprécié du cinéma d’horreur. Alors comment faire un énième long métrage qui n’ait pas le goût de réchauffé ? Eh bien en mélangeant les recettes. En faisant passer ton plat pour un dessert, en alliant le gore à la comédie et au buddy movie. Fastoche.

ZOMBIELAND

Même pas besoin d’un réalisateur de génie d’ailleurs (même si je lui reconnais un des meilleurs génériques d’intro du genre), il suffit que tes ingrédients soient bons. A commencer par un Woody Harrelson au sommet de son art et de sa forme, ce qui semble d’ailleurs être inversement proportionnel avec sa santé mentale. Un joyeux taré qui se ballade dans Zombieland avec comme motivation tout à fait honorable de trouver le Saint-Graal sucré avant qu’il ne soit trop tard : le dernier Twinkie !!! Woody Harrelson stars in Columbia Pictures' comedy ZOMBIELAND.Car croyez-le ou non, cette friandise totalement chimique soupçonnée de résister à tout, possède en réalité une date de péremption… Oui je sais, la vie est une plage Woody (life is a beach).

T’en fais pas, t’es pas tout seul buddy. Si tu arrêtes de grogner 2 secondes tu pourras faire la route avec Jesse Eisenberg, dit “Columbus” (oui, toujours cette manie d’appeler les gens comme des lieux, mais pour une fois c’est assumé). Autant vous dire tout de suite que notre pseudo-héros se rapproche plus de la crevette que du golgoth pourfendeur de morts-vivants. Mais le petit a un cerveau (certainement délicieux aux yeux des hordes de zombies), et il sait s’en servir, malgré une candeur certainement due à son côté nerd/nolife et puceau tardif. Va falloir nous déniaiser le gosse vite fait, hein !

1360753305_Zombieland-Blu-ray-2Run boy, run !!! Columbus est l’inventeur génial du code de survie en Zombieland, et croyez-moi y’a du talent. Notamment dans l’insertion des textes au milieu de l’action, chef de la blague visuelle ! A base de bon sens et de couardise, cette petite liste de règles a réussi à maintenir le gosse hors des griffes des bouffeurs de cerveaux jusqu’à l’arrivée de son nouveau copain cintré et adorateur de petits cakes. Il ne restait plus qu’à rajouter l’ingrédient féminin sous la forme d’un duo de frangines plus pestes que charitables, voire carrément salopes. Mais que voulez-vous, on survit aussi comme ça par ici…

Petite parenthèse pour les fins connaisseurs : vous aurez la joie de retrouver la petite Abigail Breslin ! Ça vous parle pas ? Mais si vous savez, la môme de Little Miss Sunshine, celle qui joue comme elle danse : comme une patate. Voilà, fin de la parenthèse.

Ce qui est appréciable avec Zombieland, c’est qu’il ne prétend pas faire du grand cinéma mais qu’il le fait sacrément bien. Des blagues superbes sans « sur-jeu » (à part de vous savez qui…), des effets visuels qui portent l’histoire sans passer devant et des surprises cachées un peu partout comme dans tes plus beaux souvenirs de chasse aux œufs de Pâques. Alors y’a du bon divertissement là ou pas ?!

Zombieland1

Et ce qu’on aime surtout au Projet Skynet, c’est quand on trouve du bon son calé comme il faut sur de belles actions. Au risque de paraître légèrement accro aux métaphores faciles et à une incapacité chronique à m’exprimer sans images, j’oserais avancer que la musique est comme la sauce de notre succulent burger made in Zombieland : un rock poivré accompagné de quelques touches d’épices de toutes origines. Y’a rien à faire, rien de tel qu’une tête de zombie qui explose sur un bon gros riff rocailleux.

Et BOUM ! Une disto bien grasse et une cervelle plantée au sécateur !

Film tout en virilité mais à l’éventail humoristique digne d’une roue de paon, Zombieland est un transgenre réussi et réjouissant. Et bordel, certainement bien meilleur qu’un foutu Twinkie.

 

générique d'intro

générique d’intro

Pour visiter un peu plus Zombieland, par ICI.

 

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One thought on “ZOMBIELAND de Ruben Fleischer (2009)

  1. Il est impossible d’aimer un film autant que j’aime ce film ! Woody y est juste parfait!

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