THE DEVIL WEARS PRADA de David Frankel (2006)

Choisi par Cyrielle, rédigé par Phil.

« Details of your incompetence do not interest me. »

Miranda Priestly dans The Devil Wears Prada.

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The Devil Wears Prada, un film qui se passe dans le milieu de la mode… Je n’aurais pas pu cauchemarder pire ! “Mais pourquoi ? POURQUOI ??”, allez-vous me demander à juste titre. Déjà, sachez que je fais ce que je veux. Ensuite, sachez que c’est un peu plus compliqué que ça.

Le problème, voyez-vous, c’est que j’ai des amis ayant un sens de l’humour désopilant. C’est important les amis. Mais parfois c’est con aussi. Anne-Hathaway-as-Andrea-in-Twentieth-Century-Fox-Film-The-Devil-Wears-Prada-2006-7Il s’avère qu’aujourd’hui, le 16 juin, c’est l’anniversaire de l’une de nos très bonnes amies et que ce texte est une sorte de cadeau (je sais, on a vu mieux comme cadeau mais on fait ce qu’on peut). Étant dévouée et très charitable, cette dernière suit depuis le début – et avec un intérêt non-dissimulé – les chroniques hebdomadaires du Projet Skynet et nous l’en remercions du fond du cœur. Sauf que pour son anniversaire, cette petite saloperie qu’on adore a voulu avoir la possibilité de choisir un film dont l’un d’entre nous allait rédiger la chronique. Nous, sympas, on a fait : “ok, c’est super, c’est génial !”. Normal. Un pile ou face plus tard, me voilà donc qui me retrouve à devoir écrire sur un film de gonzesses. Qu’est-ce qu’on ferait pas pour ses potes, hein ?

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Dès le générique, le ton du film est donné : de jolies jeunes femmes s’habillent et se maquillent avant d’aller travailler. En fond musical, la musique qui passe en ce moment dans la pub télé des Pages Jaunes… Ça commence bien cette histoire !! a19Ensuite, on découvre la petite Andrea, incarnée par la pimpante Anne Hathaway, allant passer un entretien d’embauche pour être assistante de direction chez Runway, le plus génial de tous les magazines de mode de tous les temps et du monde entier EVER ! On laisse passer quelques crises de panique de la part des employées du mag et hop ! Nous voilà en face de Meryl Streep, alias Miranda Priestly, la rédac’-chef du canard et – accessoirement – l’une des plus belles peaux de vache que la Terre ait jamais portée. Pour des raisons obscures, Miranda accepte finalement qu’Andrea soit son assistante personnelle alors qu’elle ne sait pas se fringuer et qu’elle ne s’y connaît pas plus que moi en matière de mode. Le film est lancé.

Andrea va rapidement découvrir que sa nouvelle patronne est un horrible tyran capricieux, hautain et dédaigneux qu’il ne vaut mieux pas contrarier, dwp-insertPSce qui n’est pas chose aisée. Au début, ce n’est vraiment, vraiment pas facile : l’horrible sonnerie de son téléphone n’arrête pas de l’agresser à longueur de journée (et de nuit), elle n’a plus de vie privée et elle est à deux doigts de craquer. Andrea est prise au piège dans ses réflexions introspectives : sera-t-elle prête à supporter l’horrible caractère de Miranda au point de mettre en péril sa vie sentimentale, tout ça pour réussir à avoir la grande carrière journalistique dont elle rêve depuis toujours ? Un dilemme carrément « cornélien » (c’est ce qu’ils disent dans wikipédia) !

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Mais, alors qu’il semble ne plus y avoir aucun espoir, Andrea a LA révélation ! “Et si je demandais à mon copain Nigel (le directeur artistique du magazine, je crois…) de m’habiller avec toutes les fringues de luxe qu’on a dans la réserve-dressing du journal”. Ha ! Pas con la meuf ! Et à partir de là les mecs, ça devient complètement ouf’-malade ! C’est un vrai battle de badass !! Franchement, c’est The Expendables (2010) en vacances pendant la fashion week : un bain de “sang de bœuf”, une avalanche de “bleus céruléens” ! D’un côté on a Jimmy Choo et Valentino qui sortent l’artillerie lourde pour mettre minable la team Dolce & Gabbana. BIM ! De l’autre, Karl Lagerfeld se retrouve pris en tenailles par les bulldozers du ring que sont Christian Dior et Yves Saint Laurent. Et BAM ! Et là BOUM !devil! D’un uppercut sorti de nulle part, Chanel met Calvin Klein au tapis. Le pauvre ne s’en relèvera pas. Quel spectacle, mes aïeux ! On ne sait plus où donner de la tête pendant ce défilé de mode géant d’environ une heure. C’est le pied intégral !

Bon allez soyons honnêtes, The Devil Wears Prada n’est pas le genre de film qui a inventé l’eau tiède. L’histoire est tout ce qu’il y a de plus basique et on voit à peu près tout venir à plusieurs kilomètres. En revanche, je ne regrette pas de l’avoir regardé, bien au contraire. Même si les côtés fashion et sentimental ne me parlent pas vraiment, le film vaut tout même sacrément le détour pour la très bonne prestation de Meryl Streep, parfaite dans son rôle de reine de la mode délicieusement odieuse et sans scrupule. Elle me rappelle d’ailleurs un certain Kevin Spacey qui campait un personnage très similaire dans Swimming With Sharks (1994). Certaines personnes y trouveront sûrement d’autres centres d’intérêt mais pour moi ça s’arrête là, le film manquant cruellement de flingues, de bastons et d’extra-terrestres carnivores. Sans casser des briques, The Devil Wears Prada offre assurément la possibilité de passer un bon moment et, dans ce sens-là, la mission est remplie.

Voilà, je pense avoir fait le tour. Il est désormais temps de souhaiter un très JOYEUX ANNIVERSAIRE à notre petite c*****e préférée, en espérant que cette chronique l’aura bien fait marrer. C’était le but, non ?

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Bande annonce

Pour en savoir plus sur The Devil Wears Prada, rendez-vous ICI.

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3 thoughts on “THE DEVIL WEARS PRADA de David Frankel (2006)

  1. Jérôme dit :

    LOUL.

  2. julie dit :

    trop cooool et enlevé et humble et frais et décalé et parfait xxxxx

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