RAMBO, FIRST BLOOD de Ted Kotcheff (1982)

Adulé par Phil, rédigé par Jeanba.

« Un bon conseil : allez chez le coiffeur, prenez un bain et personne ne vous emmerdera plus. »
Sheriff Teasle dans Rambo, First Blood.

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Voilà un conseil qui a de quoi énerver et, même sans être susceptible, c’est pas des choses qu’on aime entendre. Un peu de tact, merde !rambo1ps

Que Monsieur Rambo fasse un effort concernant son odeur corporelle, je suis pas contre. Mais pour la coupe (et c’est pas moi qui dirai le contraire), qu’on laisse les bouclettes s’épanouir de toutes leurs ondulations. Non au fascisme capillaire !

Voilà comment ce pauvre Johnny se fait accueillir par le shérif d’une petite ville des Etats-Unis à son retour au pays. C’est un ancien béret vert, encore traumatisé par la Guerre du Viêt-Nam, ses atrocités et la mort de ses compagnons.

Et c’est bien là que se situe tout le film. Lorsqu’on pense à Rambo, on se souvient bien évidemment du côté physique et explosif de First Blood et de ses suites plutôt ratées. Mais il ne faudrait pas oublier les problématiques du traumatisme de la guerre et de la réinsertion des vétérans à leur retour, qui sont omniprésentes dans ce premier opus. Phil vous aurait parlé de film d’auteur, peut-être même de contre-culture. Et nous n’en sommes pas loin, tant ces questions sont délicates à aborder, et plus encore il y a 30 ans ! Autre temps, autres mœurs…

Le ton n’est pas aux pleurnicheries et aux longs dialogues sur la résilience du syndrome du vétéran, comme dans les séries et films actuels. first-blood-1982-sylvester-stallone-pic-6Ici, on montre la folie ! On en fait un peu trop parfois, titubant entre la critique sociétale et le film d’action. Mais First Blood réussit l’équilibre et nous tient haletant, assis sur le bord du siège, la tête en avant à vouloir rentrer dans l’écran.

Courir, sauter, se cacher, tirer dans tous les sens, c’est de ça dont on a envie. Et c’est d’ailleurs de ça qu’étaient faits nos jeux dans les cours d’écoles : on jouait à la guerre. Car pour un enfant des 80’s, Rambo est un héros. Que dis-je ? Un super-héros ! Bandana rouge noué sur le front, traces de boue sur nos joues roses de bambins… Nous étions des hommes, des vrais, quand nous étions John Rambo.

J’ai aimé ce film étant môme : le héros solitaire de tous nos jeux de guerre. Mais aujourd’hui j’aime encore plus ce film et son héros brisé par l’indifférence et la solitude, ainsi que le questionnement sur ces hommes qu’on appelle « héros » en temps de guerre et que l’on surnomme « bouchers » en temps de paix.

Rambo est comme tout ce qui s’est fait en 1982 (on sait de quoi on parle), il vieillit bien.

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Bande annonce

Plus de détails sur Rambo, First Blood ICI.

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