MIDNIGHT IN PARIS de Woody Allen (2011)

Par Phil.

« Picasso only thinks that women are to sleep with, or to paint ».

Ernest Hemingway dans Midnight in Paris.

midgnitgh-in-paris-projet-skynet

Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas regardé un Woody Allen. Bon, pas si longtemps que ça en fait… Mais bizarrement, c’est l’impression que j’avais. C’est d’ailleurs peut-être en ça que le mec est génial : on a l’impression que tous ses films se ressemblent, Midnight-in-ParisPSmais à chaque fois il arrive à nous faire passer un bon moment.

Cinq minutes de cartes postales parisiennes sur fond de jazz grésillant et voilà, on sait où on est ! J’ai beau vivre à Paris depuis quelques années, je n’avais encore que rarement vu la Ville Lumière avec le regard que l’ami Woody nous propose. A part le temps pourri. Ca, je l’avais déjà vu… Mais le temps pourri, Gil il aime bien ça. En voyage à Paris avec sa fiancée et ses beaux-parents, il est complètement tombé sous le charme de Paris au point de vouloir s’y installer et d’adorer se balader dans les rues de la capitale, notamment sous la pluie. Ultra romantique ou complètement débile, le choix vous appartient…

Le fait est que je me suis très vite attaché à cet écrivain en devenir. Déjà parce que j’aime bien Owen Wilson. Midnight-in-Paris1Ouais, il a une bonne tête de gars sympa. Ensuite, parce que Gil – névrosé (était-il nécessaire de le préciser ?) et un peu perdu – est entouré de richissimes bourgeois égocentriques et hautains, quand ce n’est pas de professeurs d’université superficiellement érudits et “pédants” à souhait. On a carrément envie de claquer ces odieux petits personnages face auxquels, résigné et passif, Gil s’efface complètement. On ne peut finalement que l’en plaindre et avoir pitié de lui…

Un soir où il force un peu trop sur la boisson, il décide donc d’aller se promener seul dans les rues de la capitale. Comme par magie, alors que sonnent les douze coups de minuit, il se retrouve dans son Paris idéal, le Paris des 20’s, à côtoyer et à picoler plus que de raison avec ses idoles artistiques : le couple Fitzgerald, Ernest Hemingway, Cole Porter, Gertrude Stein, Pablo Picasso, Man Ray, Dali… La liste est longue, très longue. C’est ainsi que, chaque soir, à minuit, il fera ce voyage temporel et surréaliste qui, au fil de ses rencontres fantasmées, changera complètement sa vie d’homme et d’écrivain.

Je n’ai jamais lu Hemingway ni Fitzgerald, ni encore moins vu un film de Bunuel (mea culpa… en même temps, je fais ce que je veux). dali_midnight-in-parisMais peu importe ! Ce séjour dans les “Âges d’Or” parisiens est un vrai petit moment de bonheur. Les images, le casting et la direction d’acteurs sont irréprochables. Adrian Brody campant un Dali obnubilé (entre autres) par des rhinocéros fornicateurs : hilarant ! Même la présence de Carla Bruni-Sarkozy et de Gad Elmaleh ne m’a (presque) pas dérangé, c’est pour vous dire ! Quant à Marion Cotillard, elle nous fait l’honneur de ne pas mourir à la fin de ce film et on ne l’en remerciera jamais assez…

En bref, Midnight in Paris c’est une histoire bien barrée et drôle, avec des personnages bien barrés et drôles. Blindé de références culturelles un poil pointues mais pas dérangeantes pour un sou, ce film de Woody Allen est une vraie déclaration d’amour à une ville idéalisée et à son histoire artistique… Et, quelque part, ben ça fait du bien !

midnight-in-paris_2

Bande annonce

Pour continuer la balade de Midnight in Paris, cliquez ICI.

Plus de lecture ?

Tagged , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *