DIE HARD de John McTiernan (1988)

Choisi par Phil, rédigé par Jeanba.

– On joue toujours les cow-boys, monsieur McClane ? Les Américains sont incroyables, mais cette fois John Wayne ne s’éloignera pas dans le soleil couchant avec Grace Kelly.

– C’est Garry Cooper connard…

Hans & John, Die Hard.

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Ho, ho, ho ! Merry X-mas et Yippee-ki-yay à tous !!!

Voilà les fêtes qui approchent, et au Projet Skynet on se met doucement dans l’ambiance de Noël : revisionnage des Goonies, nostalgie des Gremlins et autres Maman j’ai raté l’avion. Ben ouais quoi, Noël c’est avant tout pour les enfants !

Die Hard ChristmasC’est d’ailleurs à coup sûr un de ces films que John McLane s’est maté dans l’avion qui l’amène à Los Angeles où il part rejoindre son ex-femme et ses gosses pour les Fêtes de fin d’année. Parce que même si ce grand nigaud a décidé de rester à NY pour sa carrière de flic, il faut quand même respecter l’esprit (bien américain) de Noël et faire l’effort d’être avec les siens. Le seul problème – et il faut le savoir -, c’est que John est plutôt poissard comme mec (la pentalogie Die Hard nous le prouvera) : toujours là quand la ménagerie part en couille !

powell-twoJohn rejoint donc sa chère moitié Holly à son travail, et attend sagement de rentrer manger la dinde (le volatile hein, pas sa femme). Malheureusement, en bon paratonnerre à emmerdes qu’il est, il tombe pile poil le jour où une bande de malfrats surentraînés vient faire le casse du siècle, avec prise d’otages et tous les accessoires du parfait petit terroriste. Alors déjà que le bonhomme a les nerfs en pelote parce qu’Holly a récupéré son nom de jeune fille pour son nouveau boulot, le coup des mecs qui mitraillent dans tous les sens ça va carrément le mettre en boule (mais pas de Noël) !

Autant vous le dire maintenant, John McLane est un nerveux. Doué pour rester planqué et éviter la prise d’otage certes, mais quand même vachement nerveux. Il aura vite fait de tordre des nuques, de flinguer, pendre ou jeter par la fenêtre des types qu’il ne connaissait pas encore il y a une heure de cela. Je commence à penser que les fêtes de fin d’année le mettent mal à l’aise. C’est certainement cette peur de la solitude qui se manifeste d’ailleurs régulièrement par cette manie de parler tout seul, et parfois même de s’adresser au décor… Mon Johnny, faut vraiment que tu prennes plus souvent des vacances, mec !

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Die Hard, c’est comme une boule à neige : on commence par secouer très fort cette jolie petite structure en verre et on passe ensuite 125 minutes à regarder l’intérieur s’agiter n’importe comment pour finalement retomber calmement. Et n’espérez pas voir ici de message sous-jacent, ni une critique de quoi que ce soit, bien au contraire. Pour ceux que le manichéisme poussé au caricatural, les explosions gratuites et les averses de punchlines dérangent, passez votre chemin. En revanche, nous on reste ! Parce que malgré ces défauts typiques de blockbuster américain, Die Hard bénéficie d’une aura propre à ce type de divertissement de la fin des 80’s : un film totalement exagéré, mais tellement jouissif et défoulant. Il faut avouer que le réalisateur John McTiernan est plutôt doué en la matière : Predator, A la poursuite d’Octobre Rouge, Last Action Hero ça pose les bases et le bonhomme : place à l’action et aux personnages écrits avec la finesse d’une bûche de Noël !

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Les scénaristes ont décidé de faire jouer Bruce Willis pieds nus tout au long du film pour le fun ? Pas de souci. Un petit prétexte scénaristique dès le départ rend tout ça possible. Vous n’avez pas révisé vos cours d’histoire-géo et n’êtes en rien gênés par l’évocation du “syndrôme d’Helsinki” ? No problemo, les mecs ! Après tout, c’est bien normal : Stockholm et Helsinki ça reste des noms de villes loin là-bas en Europe, là où on s’en fout un peu tu sais ? En plus, on ne sait jamais où mettre le “H” quand on les écrit… Vos accessoiristes ont eu la flemme ? Tout baigne ! McLane n’aura qu’à porter un débardeur kaki en milieu de film pour simuler la saleté sur son saillant haut masculin, anciennement blanc.

Die-Hard-hans-gruber-8625700-1016-570Dans Die Hard, c’est comme au Projet Skynet : on fait ce qu’on veut tant qu’on trouve ça drôle ! Je me suis même permis un revisionnage en français, et la voix de Patrick Poivey agit clairement sur moi comme une madeleine de Proust fourrée au C-4 du cinéma d’action des 80’s : les méchants ont toujours un accent étranger, le second couteau se trouve être le black de service, le héros est éternellement à la limite du badass et joue autant des flingues que de la vanne. Maître inimitable du funambulisme entre courage et nonchalance, John McLane restera, après ce premier opus, au panthéon de la “coolitude” !

Alors, pour vous souhaiter un Joyeux Noël à tous, quoi de mieux qu’un bon feu d’artifice ? On met le DVD dans le mange-disques, on invite les copains, on ouvre les bières et c’est parti : on se marre aux vannes du héros en marcel, on crie aux explosions toujours plus énormes que les précédentes, on applaudit dès que l’héroïsme (un poil exagéré ?) pointe le bout de son nez et, surtout, on oublie pas de réciter les répliques du film en même temps que les acteurs.

Certains films ne demandent pas à être analysés, mais bien à être vécus comme une attraction chez Disney : c’est souvent too much, vieillissant vers le musée du kitch et encore meilleur lorsque c’est partagé­.

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