DIARY OF THE DEAD de George A. Romero (2007)

Vomi par Phil.

Fait réel :

Un jour, je feuilletais le magazine Glamour (je fais ce que je veux) quand soudain, je tombais sur un encadré affirmant la chose suivante : « le phénomène zombie est désormais has been »… Le choc !

Un film plus tard, j’avais compris…

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Pourtant, on peut dire que je suis un inconditionnel du genre, que j’en ai bouffé du zombie ! OK, j’ai une petite préférence pour les morts-vivants bien « speed » comme dans 28 jours plus tard (2002) ou dans la mini-série Dead Set (2008)… Niveau montée d’adrénaline et de tension, pour moi, il n’y a pas mieux ! 18893357.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPSMais tout de même, malgré ses zombies « légumes », ce bon vieux George est LE maître incontesté du genre, non ?

Avec Night of the Living Dead (1968) et surtout avec Dawn of the Dead (1978), le « parrain de tous les zombies » avait su créer son propre style : un mélange de gore et de fun (parce que oui, c’est quand même fun d’éclater la tête d’un zombie !) sur fond de critique acerbe de la société individualiste et outrancièrement consumériste dans laquelle nous vivons. Révolutionnaire dans tous les sens du terme, Romero s’est rapidement imposé comme le pionnier et la référence du genre « zombie-gore ». Là-dessus, on est tous d’accord.

Bon alors, George, il s’est passé quoi là ?? imagesdiaryzombieEst-ce l’âge qui te fait défaillir ? Après avoir pleuré un bon coup, j’avoue m’être longtemps interrogé sur le pourquoi du comment le boss des zombies a pu pondre un truc aussi débile et aussi fade que Diary of the Dead… Un mythe s’effondre.

La faiblesse du scénario, à la limite, ce n’est pas très grave. C’est plus ou moins toujours la même chose : des gens normaux essaient désespérément de s’en sortir jusqu’à ce qu’ils meurent tous à la fin ou que les meilleurs survivent. Bref, on s’en fout. Ce qui compte c’est de voir du gore et du fun !

Mais ce qui compte aussi, et surtout, c’est de suivre des personnages d’une certaine consistance : de découvrir leurs réactions et leur façon de s’adapter à cette nouvelle menace ; de voir comment des personnalités différentes vont parvenir ou pas à s’entendre pour survivre face à l’adversité… L’aspect psychologique, quoi ! Et bien là, c’est mort (humour).

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Une belle brochette de losers !

Le pitch : des étudiants en cinéma pas très futés et à peine sortis de la puberté se retrouvent en pleine épidémie de zombie et tentent de sauver leur vilaine peau encore abîmée par l’acné. Etant donné qu’ils ont leurs caméras avec eux, ils décident de tout filmer pour laisser une trace et éventuellement aider les autres survivants. C’est vrai quoi, on ne sait jamais… Du coup, nous avons droit à une vraie grande originalité : le film est presque intégralement tourné en vue subjective… Du jamais vu !

Aucun suspense, aucune tension, aucun rebondissement. Pas non plus de zombie un peu délire, pourtant ça peut parfois aider à relever le niveau le temps d’une scène et laisser un bon souvenir… Non, pas de ça ici.

Oubliez également l’idée de séquences bien gore nécessitant la réserve d’abats de la boucherie du coin, il n’y en a pas malgré quelques très timides tentatives. Nouvel echec.

L’ami George a dû se dire que quitte à rater un film, autant fallait-il le faire jusqu’au bout. Ainsi saupoudre-t-il le tout de personnages clichés, creux et prévisibles, tout droits sortis des pires teen movies américains. Nos charmants bambins sont par exemple accompagnés par leur professeur qui tient ici office de « vieux sage » : un philosophe à deux balles armé de citations barbantes, complètement imbibé de whisky et as du tir à l’arc. Il n’a strictement aucun intérêt mis à part son évident lien de parenté avec la famille De Locksley.

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La tête on te dit !

La palme de la bêtise revient au « réalisateur » de la bande, celui qui veut toujours tout filmer. Pour le plaisir, voici un exemple parmi tant d’autres de sa profonde stupidité. Le mec filme de près l’un de ses amis, devenu zombie, en train de poursuivre sa pote blonde/bien foutue/débile (il en fallait bien une) mais il ne l’aide pas une seule seconde. Il DOIT – allez savoir pourquoi – continuer de filmer… Mais lâche-moi cette % !?**$&@ de caméra et dézingue moi ce mort-vivant, imbécile !!

Le seul personnage m’ayant semblé avoir une once de potentiel était un vieil Amish sourd, armé d’une faux et adepte de l’éradication de zombies à la dynamite, ce qui est en soi assez original. Il meurt au bout de cinq minutes… Dommage.

Trois petites explosions de cervelles et une critique ultra-grossière des médias et d’Internet plus tard, et voilà : j’avais gaspillé quatre-vingt-dix minutes de ma vie avec Diary of the Dead, le dernier film du grand George A. Romero…

S’il y avait une seule leçon à en tirer, ce serait la suivante : en cas d’attaque de zombies, ne vous retrouvez JAMAIS aux côtés d’un caméraman ! A bon entendeur…

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Bande annonce

Pour ne pas en savoir plus sur Diary of the Dead, ne cliquez surtout pas ICI.

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